Si vous avez des lampes basse consommation, restez à distance. Plus précisément à au moins 30 cm. La rumeur courait depuis quelques jours: ce rapport était embarrassant. Le voici dévoilé.
L’Ademe rend en effet aujourd’hui publique son étude « mesurant l’exposition humaine aux champs électromagnétiques émis par les lampes fluorescentes compactes (LFC) ». Cette étude s’appuie « sur un échantillon de 300 modèles d’ampoule achetés dans le commerce ». L’Ademe « affirme que pour tous les modèles évalués, à une distance minimale de 30 cm, les mesures affichées respectent les recommandations internationales ». Il s’agit, est-il pécisé, de la recommandation du conseil de l’Union européenne du 12 juillet 1999 relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques (de 0 Hz à 300 GHz).
L’Ademe indique en outre qu’en « deçà de 30 cm, la méthodologie adoptée par cette étude ne permet pas de mesures fiables et donc de tirer des conclusions ». En conséquence, elle estime nécessaire « un protocole de mesures plus complexe ». Et formule ce conseil: « respecter une distance minimale de 30 cm entre l’utilisateur et la lampe dans le cas d’une utilisation prolongée (poste de travail, lieu de repos) ».
De fait, l’avis de l’Ademe sur les LFC a été mis à jour: « l’ADEME recommande l’utilisation de lampes fluocompactes, plus économiques et plus écologiques que les ampoules à incandescence traditionnelles. Le choix d’une lampe doit se faire en fonction de son usage, afin de garantir une qualité d’éclairage suffisante. Les lampes fluo-compactes contenant de faibles quantités de mercure, l’Agence insiste sur la nécessité de respecter les consignes de tri afin de favoriser le recyclage des LFC. Enfin, à des fins de confort et de précaution, l’ADEME invite les usagers à maintenir une distance de 30 cm avec la lampe, lors des utilisations prolongées (par ex, lampe de bureau ou lampe de chevet)« .