Une fuite de gaz et voici l’action Total qui chute de plus de 6,5% (vers 16h40), soit une diminution de sa valorisation de l’ordre de 6 milliards d’euros.
Fichtre.
La fuite en question affecte la plate-forme de Elgin-Franklin (Mer du Nord, à l’est d’Aberdeen, Ecosse). Il s’agit d’une fuite de gaz, moins dramatique pour l’environnement qu’une marée noire pétrolière mais le souvenir de l’explosion, en avril 2010, de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP dans le golfe du Mexique, est encore vivace. La catastrophe avait fait 11 morts et s’était traduite par une fuite de l’ordre de 4,9 millions de barils de pétrole brut. L’action BP avait chuté de moitié en 2 mois.
Selon des propos d’investisseurs recueillis par Reuters, « à ce stade, les investisseurs s’inquiètent davantage de l’impact de la fuite sur la production du groupe que de ses conséquences sur l’environnement et jouent la prudence en attendant de pouvoir se faire une idée précise de l’ampleur de la catastrophe. »
Total envisage deux options: « creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois » ou bien « sceller le puits (…) ce qui serait une option plus rapide ».
Dans un point de situation, le groupe rappelle que le personnel a été évacué et la production stoppée. Des navires de surveillance ont été déployés dans la zone. Les premières observations ne font pas état « d’impact sensible sur l’environnement ».