La traditionnelle hausse estivale des tarifs réglementés de vente d’électricité a été enregistrée cette année à quelques heures du week-end du 15 août. Si la facture augmente en moyenne de 2,3% (avec entrée en vigueur ce samedi 15 août), la hausse est de l’ordre de 1,9% pour les ménages (tarif bleu) mais et de 4 à 5% pour les entreprises (tarifs jaune et vert).
Assommés par la chaleur, les consommateurs feront les comptes cet automne. Les Echos propose, en ce lundi encore très chaud, son analyse.
« Samedi, les tarifs de l’électricité fixés par l’Etat ont comme prévu augmenté en moyenne de 2,3 %. Mais ce ­chiffre global cache des situations extrêmement variées. Pour plus de 30.000 foyers ou entreprises, les prix ont même baissé, en réalité. Ainsi, 22 % des clients du Tarif bleu, celui destiné aux particuliers, aux artisans et aux petites entreprises, vont voir leur facture s’alléger. Avec des diminutions parfois supérieures à 10 %. Cela concerne, par exemple, les ménages ayant souscrit pour une puissance de 9 kilo-volt-ampère (kVA) et consommant relativement peu. A l’inverse, certaines entreprises vont désormais payer leur électricité 20 % ou 30 % plus cher… »
Côté consomateurs, la CLCV a indiqué que cette hausse était « une mauvaise nouvelle », selon Thierry Saniez, son délégué général: « C’est un coût qui n’est pas anodin pour les consommateurs dans une période difficile ».
Côté syndical, FO estime que « c’est d’abord à l’Etat actionnaire de payer pour l’investissement! » tandis que la CFE-CGC considère que « ce mouvement tarifaire n’est pas à la hauteur des besoins actuels du système électrique français et moins encore des enjeux majeurs de préparation de l’avenir énergétique du pays ».
Côté bourse, le courtier Cheuvreux a confirmé son opinion de sous-performance (avec un objectif de cours de 32,50 euros) sur EDF, rappelant que cette hausse était attendue.

Décret, arrêté, décision, avis…
Côté officiel, nos lecteurs (si ce n’est déjà fait) prendront connaissance des documents publiés au JO ces derniers jours.

D’abord, le décret du 12 août 2009, accompagné de l’arrêté du 13 août 2009 relatif aux tarifs réglementés de vente de l’électricité. Dans cet arrêté, les persifleurs apprécieront (pages 2, 3, 4 et 5) l’astérisque renvoyant à l’explication suivante: « les horaires sont déterminés localement par les centres EDF-Gaz de France Distribution ». Qui signalera au JO l’existence d’ERDF?
Foin de toute ironie et retour à la réalité.
Au Journal officiel du 15 août, a également été publiée une décision, en date du du 7 août 2009, fixant la date d’entrée en vigueur des tarifs des prestations annexes réalisées sous le monopole des gestionnaires de réseaux publics d’électricité.
Nos lecteurs consulteront aussi l’avis de la CRE sur les TRV (Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 10 août 2009 portant avis sur le projet d’arrêté relatif aux tarifs réglementés de vente de l’électricité).

Sans oublier…
Le Tartam!
Publication également d’un arrêté du 12 août 2009 fixant le niveau du tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché. Ce niveau a bénéficié d’un avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie (séance du 7 juillet 2009).

Sans oublier (bis)…
Le tarif de cession!
Au lieu de perdre du temps sur les autoroutes bouchonnées, mieux valait télécharger l’arrêté relatif aux tarifs de cession de l’électricité aux distributeurs non nationalisés (DNN) ainsi que l’avis (favorable) de la CRE sur ce tarif de cession (délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 10 août 2009).