Dans un communiqué, EDF a fait part de ses résultats du premier trimestre 2010. Ceux-ci s’affichent en hausse , le chiffre d’affaires progressant de 4,3% (21,9 milliards d’euros), EDF l »‘expliquant principalement par « un effet de périmètre positif de 1 milliard d’euros, essentiellement constitué des acquisitions, en novembre 2009, de SPE en Belgique et de 49,99% des activités nucléaires de Constellation Energy Group (CEG) aux Etats-Unis ».
Hors ces acquisitions, le chiffre d’affaires s’inscrit en effet en baisse de 1,6%, EDF soulignant l’impact d’un « effet prix défavorable sur les ventes d’électricité et de gaz à l’international, alors que la France bénéficie de l’effet climatique ».
EDF a confirmé ses « objectifs financiers pour 2010 :
– Croissance organique de l’EBITDA 2010, comprise entre 3% et 5%,
– Ratio dette nette/EBITDA compris entre 2,5 et 3,
– Dividende stable par rapport à 2009″.
Dans le détail, on observera, en France, une croissance significative de l’activité des réseaux (+7,4%), liée notamment au Turpe 3, et des Systèmes électriques insulaires (+16,8%). En revanche, les activités non régulées reculent de 3,1%. Le chiffre d’affaires hexagonal de ce premier trimestre 2010 est de 11,4 milliards d’euros.
Côté production nucléaire, le groupe souligne une amélioration: la production nucléaire est en diminution de 3,3 TWh par rapport à celle du premier trimestre 2009 en raison d’une moindre disponibilité du parc sur ce trimestre, liée notamment aux arrêts des réacteurs de Bugey 3 et de Paluel 3. Elle est en hausse de 12% par rapport au quatrième trimestre 2009, et de 8% hors effets liés à la saisonnalité des arrêts programmés ».
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Selon Les Echos, qui cite une « source proche du dossier », a mission Roussely sur l’organisation de la filière nucléaire française serait favorable à la création d’un groupement d’intérêt économique, ou GIE, pour mieux coordonner les efforts des différents acteurs français du secteur. GIE éventuellement ouvert à des partenaires étrangers (Allemagne, Chine, Russie). Le dispositif qui « pourrait se rapprocher de celui mis en place dans l’armement ».