EDF a rendu publics, ce 30 juillet, ses résultats du 1er semestre 2009.
Le chiffre d’affaires progresse de 8,2% par rapport à 2008, à 34,9 milliards d’euros. L’Ebitda s’établit à 10,1 milliards d’euros, en croissance de 12,2%. EDF fait part d’une « forte croissance des activités internationales, en particulier liée aux performances opérationnelles de British Energy », mais aussi par une « bonne résistance des activités en Allemagne ». Le groupe fait également état des « progressions d’EDF trading et d’EDF énergies nouvelles ». La métamorphose de l’électricien français s’accélère puisque « l’international et les autres activités représentent désormais 47% du chiffre d’affaires ».
Pour répondre aux critiques qui se sont élevées ces dernières semaines, EDF consacre un paragraphe détaillés à son activité au Royaume-Uni, en mentionnant la part apportée par les résultats de British energy: « le chiffre d’affaires est de 5,8 milliards d’euros, en croissance organique de 15,2%. L’Ebitda s’établit à 1,6 milliard d’euros, en croissance organique, hors contribution de British energy, de 27,8%. L’Ebitda de British energy s’élève à 936 millions d’euros, en croissance de +72,1% par rapport au 1er semestre 2008. La production d’origine nucléaire est en augmentation de 34% à 27,3 TWh, grâce à la remise en service de l’ensemble des réacteurs nucléaires. Les activités de production et de commercialisation d’EDF energy, hors contribution de British energy, enregistrent une forte croissance, grâce notamment aux hausses de prix survenues en juillet 2008 et à l’impact favorable de l’évaluation des dérivés (IAS 39). Les activités de réseaux sont stables en dépit du ralentissement économique ».
Les résultats concernant la France arrivent en dernière position sur ce communiqué, résuolument tourné vers l’international.
Le chiffre d’affaires s’élève à 18,3 milliards d’euros, en croissance de 2,8%, une croissance surtout « portée par l’évolution des tarifs d’août 2008 » car les « volumes de ventes en électricité à la clientèle finale sont quasi stables sur le 1er semestre 2009, à 206 TWh » tandis que les ventes de gros « se contractent de 4,7 TWh » et que les ventes de gaz naturel et de services représentent « 1,5 point de croissance du chiffre d’affaires ».
EDF met en avant la progression de ses investissements (plus 36% à 3,4 milliards d’euros) et les perspectives de disponibilité du parc nucléaire qui devraient être « conforme au plan de marche fixé par l’entreprise, à savoir 85% à l’horizon 2011, et 81% dès 2009 ».
En termes financiers, EDF annonce maintenir ses perspectives financières pour 2009 en indiquant que « le résultat net hors éléments non récurrents ne progressera pas compte tenu de la poursuite du programme d’investissements ». Le communiqué confirme la « préparation active du programme de cessions annoncé, qui doit réduire l’endettement financier net d’au moins 5 milliards d’euros ».
Lors de la conférence de presse suivant cette annonce, Daniel Camus, directeur financier, a indiqué que l’impact des mouvements sociaux en France obèrerait de 450 millions d’euros les résultats du groupe.
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A la bourse de Paris, vers 9h45, EDF progresse 3,8%, à 34,39 euros, après avoir déjà crû fortement la veille, le marché saluant alors la perspectives d’une hausse des tarifs réglementés de vente d’électricité au 15 août.
Télécharger le communiqué de presse d’EDF.