Le Syndicat des énergies renouvelables veut déplafonner rapidement le volume annuel d’installations photovoltaïques, actuellement limité à 500 MW.
Dans un communiqué, le SER déplore qu’aucune des propositions émises par les acteurs du secteur n’aient été retenues par les pouvoirs publics. Il considère pourtant que ces propositions « s’appuyaient sur un scénario qui, sans constituer une charge trop lourde pour la collectivité, permettait le développement de la filière solaire française, depuis la production des équipements jusqu’à leurs installation ».
Sans le citer explicitement, le SER s’appuie sur l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi (« l’actualité énergétique mondiale de ces dernières semaines met à nouveau sous le feu des projecteurs l’énergie photovoltaïque et ses vertus ») pour valoriser la filière, arguant également des « décisions récentes de nombreux pays concernant l’évolution de leur mix énergétique ». Le SER estime que « l’industrie française peut y prendre toute sa place ».
Pour cela, il faudrait que « le Gouvernement accepte de revoir un certain nombre des dispositions prises le 5 mars, comme la contrainte de 500 MW maximum installés chaque année dont 300 MW d’appels d’offres. Les acteurs de la filière espèrent également voir modifier le mécanisme de dégressivité trimestrielle du tarif d’achat défini dans l’arrêté. Enfin, ils demandent, une fois encore, une simplification des procédures administratives qui ralentissent lourdement l’avancée des projets ».
En termes de perspectives industrielles, le syndicat professionnel fait état d’un marché annuel mondial qui est passé de 7.000 MW en 2009 à 16.700 MW installés en 2010. « Les prévisions pour 2011 s’élèvent à 21.300 MW*, soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 60 milliards d’euros ».
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Par ailleurs, Sunnco a annoncé le lancement de « Néra », un » panneau solaire « à très haut rendement d’une puissance 250Wc, entièrement fabriqué en France, permettant une intégration parfaite sur tous types de toiture, ce panneau permet aux particuliers d’amortir leur installation en moins de 10 ans, et de bénéficier ensuite d’une électricité gratuite pour plusieurs décennies grâce à une nouvelle garantie unique en son genre », indique la société, qui se présente comme « n°1 de l’installation solaire en France – devant EDF ».
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*Source EPIA, Association européenne de l’industrie photovoltaïque.