Dans un communiqué de presse, la Confédération syndicale des familles a réagi à l’annonce, par la CRE, d’une hausse de 9,7% en moyenne des tarifs réglementés de vente du gaz naturel pour les particuliers le 1er avril prochain.
Estimant que GDF Suez se montre « intraitable avec les consommateurs », la CSF conteste « vivement la légitimité d’une telle envolée des prix » en mettant en avant plusieurs arguments. Elle constate d’abord que « la déconnexion entre le prix du gaz et le coût du pétrole sur le marché » ne se traduit pas dans les tarifs de vente: le gaz « est acheté moins cher mais vendu à prix fort aux consommateurs », indique la CSF. Elle fait également état du « contexte économique et social et rappelle que GDF Suez vantait au début du mois un résultat net du groupe à 4,5 milliards d’euros pour l’année 2009 ».
Pour l’association de défense des consommateurs, « le fournisseur historique s’est empressé de saisir la première occasion d’user de ses nouvelles prérogatives pour… demander aux familles de payer plus pour consommer autant ». La CSF estime que « les familles ne sont pas toutes égales face aux factures d’énergie » et rappelle que « la précarité énergétique est devenue une préoccupation nationale » (cf. rapport Pelletier). Elle déplore que ce contexte n’ait pas conduit GDF Suez à « faire preuve d’une réelle responsabilité sociale sur laquelle le groupe communique fortement ».
Enfin, la Confédération syndicale des familles prend date pour l’avenir, signalant qu’elle « veillera à ce que le groupe respecte aussi scrupuleusement la formule tarifaire lorsqu’il devra la répercuter à la baisse ».