Récréation.
Le vénérable festival de Glyndebourne a affiché cette année son intérêt pour les questions d’énergie. D’abord, par la reprise de l’Elisir d’amore, où le metteur en scène, Annabel Arden, a fait de Nemorino (à droite sur la photo), le héros quelque peu simplet de cet opéra comique, dû à Gaetano Donizetti, créé à Milan en 1832, un… ouvrier électricien. Même s’il bricole à l’occasion un boîtier électrique accroché à un poteau d’éclairage public, le public le verra davantage chanter son amour pour Adina que procéder à la relève des compteurs.
Passé l’anecdote, on se penchera sur l’éditorial de Gus Christie, le directeur exécutif du Festival: « I am delighted to say that we received the go-ahead from the Secretary of State to put up a wind turbine on the hill behind Glyndebourne ». De fait, outre le pique-nique qui permet de découvrir les sompteux jardins du domaine, les heureux spectateurs de l’édition 2009 ont pu observer un capteur météo destiné à mesurer la force des vents qui irriguent la verte campagne des alentours de Lewes.
Et ce n’est pas tout. Outre l’énergie éolienne, promise pour l’an prochain, Glyndebourne a créé un groupe de travail interne destiné à établir un bilan carbone puis réduire ses émissions de gaz à effet de serre…
A quand des panneaux solaires sur la toiture du Palais Garnier?
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Illustration: L’elisir d’amore GFO 2009. James Bellorini (assistant de Dulcamara), Luciano Di Pasquale (Dulcamara), Peter Auty (Nemorino). Crédit photo: Simon Annand.