Léger buzz de Christophe Barbier, le patron de l’Express qui, interrogé par LCI, est revenu sur la vague de suicides au travail enregistrés chez France Télécom, ce 15 septembre. Outre les caractéristiques propres à l’opérateur de téléphonie (« une entreprise en mutation (avec) plus de 100.000 personnes »), Christophe Barbier avance l’explication « culturelle », mettant en avant « ce passage de France Télécom à Orange, ce passage d’une culture à une autre ». Mais il estime que cette question « culturelle » est avant tout celle des entreprises d’Etat qui opèrent un virage vers le marché concurrentiel. « Ce n’est pas spécifique à France Télécom, explique-t-il. France Télécom est en éclaireur; c’est une entreprise emblématique, c’est plus un laboratoire qu’une exception: c’est ce qui attend toutes les entreprises de type service public qui sont en mutation vers une économie de type privé (…). L’Etat, socialement, a trop protégé ses troupes: pas de mutation au mérite, pas d’avance au mérite, le tranquille avancement de l’ancienneté, la sécurité de l’emploi, la culture de la fonction publique à la française… » Et le passage du public au privé génère des souffrances auxquelles les salariés ne sont pas préparés, « agneaux » que le « berger » (l’Etat) lâcherait au milieu des « loups »…
Un laboratoire, mais pour qui? Le journaliste ne le précise pas mais on devine aisément où se porte son regard. Les services des ressources humaines d’EDF, GDF Suez, La Poste ou la SNCF ont du pain sur la planche.

Voir la video sur le site de LCI.