Comme l’indiquait hier Nathalie Kosciusko-Morizet lors du colloque du Syndicat des énergies renouvelables (cliquez ici pour lire son discours), le gouvernement a saisi la CRE pour pour mettre en œuvre la procédure de l’appel d’offres sur l’éolien offshore.

Dans un communiqué, les ministère de l’Ecologie et de l’Industrie détaillent aujourd’hui « les modalités de ce programme ».

Les offres « seront jugées sur les critères suivants: tarif de rachat proposé par les candidats, qualité du volet industriel, et prise en compte de l’environnement ».

En outre, comme cela avait été indiqué à plusieurs reprises, le gouvernement lance « une consultation sur les modalités techniques de l’appel d’offres ». Le but est d’obtenir « un soutien adapté aux différentes zones et de sélectionner des projets respectueux de l’environnement et des usages de la mer, tout en s’assurant de la maîtrise des coûts pour la collectivité et de l’émergence de projets industriels ambitieux ». Cette consultation, avec un questionnaire en ligne, court jusqu’à la fin du mois de février, « préalablement à la publication de cet appel d’offres au Journal officiel de l’union européenne« .

Le cahier des charges est également consultable en ligne.

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Nous reproduisons ci-après l’intégralité du communiqué.

« Pour préparer le 1er appel d’offres visant à installer des éoliennes en mer dans les 5 zones retenues, le Gouvernement saisit la Commission de régulation de l’énergie. Il lance en parallèle une consultation du 1er au 28 février 2011 afin de finaliser les modalités techniques et renforcer ainsi les conditions de succès du programme.

Le plan de développement des énergies renouvelables de la France issu du Grenelle de l’Environnement prévoit une accélération du développement de l’énergie éolienne en mer et des énergies marines, et vise une puissance totale installée de 6 000 MW à l’horizon 2020, soit environ 1 200 éoliennes produisant 3,5 % de la consommation française d’électricité. Ce programme représente un investissement d’environ 20 milliards d’euros.

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’industrie et Éric BESSON, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, ont précisé le 1er février les modalités de ce programme.

Il sera mis en œuvre grâce au lancement successif d’appels d’offres visant à installer des éoliennes en mer dans des zones identifiées comme propices à l’issue d’une démarche de concertation. Le premier appel d’offres portera sur les zones de Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Dieppe-Le-Tréport, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. L’objectif est d’installer jusqu’à 3 000 MW.

Les offres seront jugées sur les critères suivants : tarif de rachat proposé par les candidats, qualité du volet industriel, et prise en compte de l’environnement.

Les Ministres saisissent la Commission de Régulation de l’Énergie qui sera chargée de la mise en œuvre de la procédure. Ils lancent en parallèle une consultation sur les modalités techniques de l’appel d’offres.

L’appel d’offres permettra d’apporter un soutien adapté aux différentes zones et de sélectionner des projets respectueux de l’environnement et des usages de la mer, tout en s’assurant de la maîtrise des coûts pour la collectivité et de l’émergence de projets industriels ambitieux.

Pour prendre part à la consultation, nous vous remercions de bien vouloir renseigner le questionnaire accessible en ligne :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Eolien-en-mer-consultation-sur-les.html « .

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Voir aussi : Eolien offshore: le dossier de presse.