Le Tréport (où le dossier avait été retoqué), ainsi que les îles d’Yeu et de Noirmoutier auront-ils leur parc éolien offshore? C’est en tout cas l’objet de l’appel d’offres annoncé par Delphine Batho ce 8 janvier, conformément à ce qui avait été indiqué en avril dernier.

La Ministre indique avoir saisi la Commission de régulation de l’énergie (CRE) sur le cahier des charges du second appel d’offres «éolien en mer». Il vise la construction d’éoliennes pour une capacité installée totale de 1.000 mégawatts, laquelle complètera les 2.000 mégawatts attendus le long des côtés de Fécamp (498 MW), Courseulles-sur-Mer (450 MW), Saint-Nazaire (480 MW) et Saint-Brieuc (500 MW), les trois premiers marchés étant attribués à Eolien Maritime France, consortium formé par EDF-Alstom-Dong, le dernier étant attribué à Ailes Marines SAS, consortium formé par Iberdrola-Areva-Eole-RES-Technip-Neoen Marine. En raison du coût trop élevé proposé pour le parc éolien au large du Tréport, le dossier de GDF Suez n’avait pas été retenu.

Le parc du Tréport (Haute-Normandie) représenterait 110 km², pour une puissance comprise entre 480 et 500 MW. Celui de l’île d’Yeu et de Noirmoutier (Pays de la Loire) serait de 79 km² (puissance : 480-500 MW).

Il est précisé que « les investissements générés par cet appel d’offres s’élèveront à environ 3,5 milliards d’euros et permettront de sécuriser les 10.000 emplois industriels directs attendus grâce au développement de cette filière d’avenir. Leur coût annuel pour la collectivité est estimé à environ 500 millions d’euros. »

Calendrier prévisionnel
- Janvier 2013 – Saisine de la CRE sur le cahier des charges
- Mars 2013 – Publication de l’appel d’offres au Journal officiel de l’Union européenne
- Mars à septembre 2013 – Constitution des offres par les candidats
- Septembre 2013 à janvier 2014 – Analyse des offres par la CRE
- Janvier 2014 – Désignation des lauréats
- 2021-2023 – Construction et mise en service progressive

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Le Syndicat des énergies renouvelables s’est réjoui de cette annonce mais pour mieux souligner que « lobjectif français de développement de l’éolien offshore à l’horizon 2020 s’élèv(ant) à 6 000 MW », il conviendrait de lancer un troisième appel d’offres. Sans oublier de pointer le « fort ralentissement » du développement du parc éolien terrestre: « le SER « espère que le Gouvernement prendra très prochainement des mesures concrètes pour relancer durablement la filière. Pour mémoire, du fait des nombreux freins qui obère sa croissance, avec environ 7 000 MW installés, l’énergie éolienne terrestre est encore bien loin de l’objectif que notre pays s’est fixé pour 2020 (19 000 MW). »

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Crédit photo: Alstom.