Dans un communiqué, le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique a déploré que la France ait « refusé lors du dernier Conseil des ministres de l’UE, de soutenir la position du Parlement européen en faveur d’un objectif contraignant de 20% d’économies d’énergie d’ici 2020. »

Pour le Serce, cette attitude est contradictoire, au regard des « orientations développées dans le cadre du Grenelle de l’environnement depuis 2009 », et aura des conséquences économiques: « ce positionnement ne peut que freiner l’activité des entreprises de services énergétiques qui ont soutenu la politique du gouvernement et qui ont développé des solutions innovantes pour aider leurs clients publics et privés à participer à la réalisation des objectifs du Grenelle. » Le syndicat professionnel fait état des investissements effectués par ces entreprises (formations incluses), en évoquant « leur savoir-faire multitechnique » qui leur permet « de s’engager sur les résultats dans le cadre des contrats de performance énergétique (CPE). »

Pour le Serce, le Gouvernement doit préserver les ambitions du grenelle « lors des discussions tripartites qui vont s’engager cette semaine (…) au niveau européen. »

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Le Serce regroupe 260 entreprises spécialisées « dans les travaux et services liés aux installations industrielles et tertiaires, aux réseaux d’énergie électrique et aux systèmes d’information et de communication ». Ses adhérents « représentent 14,7 milliards de chiffre d’affaires et 150.000 salariés. »