François Brottes, en commission avait estimé que « tel qu’il est réalisé aujourd’hui » le DPE ne servait « globalement à rien ». L’UFC Que Choisir les qualifie aujourd’hui de « diagnostics folkloriques » et s’indigne qu’ils soient obligatoires.
S’appuyant sur les résultats réactualisés de son enquête sur les DPE, publiés dans le numéro d’octobre de Que Choisir, l’UFC dénonce « à nouveau de leur manque criant de fiabilité et exige du gouvernement qu’il renforce sans délai leur cadre juridique. » En testant « 5 diagnostiqueurs affiliés à des réseaux ou indépendants, dans 5 maisons situées aux quatre coins de la France », l’association a obtenu jusqu’à « 3 classes énergétiques pour un même bien. » Elle fustige le « caractère aléatoire du classement » qui se double de « recommandations fantaisistes », ce qui tend à prouver « que la formation des diagnostiqueurs, même réformée, est dramatiquement insuffisante! » Enfin, le prix n’est en aucun cas un élément de « garantie: dans le Val d’Oise, un diagnostiqueur, parmi les plus onéreux, a bâclé le travail en quinze minutes en se limitant à visiter une seule pièce du bien. »
En conclusion de cette enquête, « l’UFC-Que Choisir demande donc au gouvernement :
– d’adopter sans délai de nouvelles mesures techniques pour fiabiliser les diagnostics de performance énergétique, notamment une meilleure formation et certification des diagnostiqueurs ainsi que de plus grands contrôles et sanctions de leurs obligations ;
– de rendre immédiatement opposable le DPE au bailleur et au vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être concrètement engagée en cas de diagnostic erroné. »