Dans son papier positionné du lundi matin, l’Union française de l’électricité s’étonne que « la quasi-totalité des scénarios » proposés dans le cadre du débat national sur la transition énergétique supposent « une décroissance de la demande d’énergie en général, et d’électricité en particulier. » pour l’UFE, il s’agit d’une « posture » sans fondement réel, au regard de l’évolution structurelle de la demande, et surtout idéologique, puisque qu’elle « vise à inscrire la France dans une spirale de décroissance tout simplement inacceptable sur le plan économique, social et industriel… »
L’UFE évoque notamment la demande soutenue résultant de l’avénement des outils électroniques, cette économie numérique étant « aussi énergivore que l’économie industrielle «classique» (…): derrière ces parcs informatiques, ces réseaux sociaux – tweets, blogs, et autres Facebook – ces écrans plats, ces consoles de jeux, derrière le développement du cloud, il y a l’électricité, beaucoup d’électricité. »
Sans remettre en cause « la nécessité absolue d’être plus efficient », l’UFE souhaite que le débat pose la question de « l’impact, sur la demande d’énergie, du redressement productif, autrement dit de la ré-industrialisation. ». Et également celle des « transferts d’usages », qui impactent le secteur électrique: « transports, où l’électricité, aujourd’hui, ne représente que 1% des consommations », mais aussi « chauffage des bâtiments, où le gaz et l’électricité (pompe à chaleur) peuvent remplacer le fioul et ainsi diminuer les émissions de co2. »
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