L’Autorité de sûreté nucléaire a mis en ligne la vidéo de son point presse du lundi 21 mars. Pour l’ASN, la situation est stable. « Globalement la situation est stabilisée ». Mais il s’agit d’un « site qui est en mauvais état avec 6 réacteurs; évidemment il se passe des choses » sur ce site.
Les rejets « sont d’ores et déjà importants; ces rejets continuent. Il faut donc s’attendre à ce que le Japon ait à gérer durablement les conséquences de rejets importants sur son territoire », soit « pendant des dizaines d’années », a expliqué André-Claude Lacoste, président de l’ASN. Il s’agit du « début de la phase post-accidentelle ».
Les produits végétaux cultivés sur ces sols seront contaminés. Les autorités japonaises devront gérer la production de denrées alimentaires dans les zones contaminées. L’ASN n’a pas de carte concernant ces contaminations.
« Sur des surfaces considérables, l’eau est contaminée, le lait est contaminée, l’ensemble des produits frais sont contaminés, les maisons vont être contaminées – le retour de l’habitant sera le moment venu compliqué. On est face à un phénomène majeur et de très longue durée ».
Le nuage radioactif devrait atteindre les Antilles françaises « à partir du 21 mars, à un niveau extrêmement bas, sans aucune conséquence » pour la santé, puis Saint-Pierre et Miquelon, le 22 mars, et « la France métropolitaine à compter du 23 mars ». Les rejets seront 1000 à 10.000 fois moindres « que les retombées de Tchernobyl », a indiqué André-Claude Lacoste. « Il n’y a aucune conséquence possible sur la santé » pour les Français, a-t-il insisté. A cela, il y a deux raisons: la distance entre la France et le Japon, le « circuit des vents ».
> Cliquez ici pour consulter la simulation de la dispersion atmosphérique du panache radioactif formé par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, entre le 12 mars et le 20 mars 2011 (IRSN – Météo France).
> De son côté, la CRIIRAD indique que « les conditions météorologiques sont désormais très défavorables pour la population japonaise ». Et livre de nouvelles mesures: « à environ 100 km au sud de Fukushima Daiichi, les débits de dose sont en nette augmentation sur la préfecture d’Ibaraki: depuis le 17 mars, ils se situaient entre 0,1 et 1 μSv/h. A Takahagi, l’augmentation a commencé ce lundi 21 mars vers 9 h heure locale (soit 1h en France). Le débit de dose a été multiplié par 10 entre 11h30 et 14h : de 0,37 μSv/h à 3,7 μSv/h. »
– Cliquez là pour consulter un compteur Geiger en « live » (webcam) dans la banlieue de Tokyo, à Chiba.
– Et ici pour une compilation de différentes mesures de radioactivité à Tokyo, Chiba, Tochigi…
——–
Circuits de refroidissement.
« L’opérateur a amené l’électricité sur le site », rappelle l’ASN, mais les systèmes de refroidissement doivent encore être inspectés avant d’être branchés (risques de courts-circuits).
Robots
« Le Japon n’a pas donné suite à la proposition française d’envoyer des robots en indiquant que ces robots étaient inadaptés ».
————-
Cliquez ci-dessous pour visionner le point d’information média de l’ASN du lundi 21 mars 2011 à 10h30.
21.03.2011 – Point info médias de l’ASN par ASN_Publications