C’est désormais presque de manière quotidienne que les annonces sont faites de nouvelles installations photovoltaïques concernant les bâtiments agricoles. Pour une raison simple: des mètres carrés disponibles, souvent fort bien ensoleillés.
Aujourd’hui, Facilasol vient d’annoncer « la concrétisation d’importants contrats cadres avec quatre groupements agricoles, en Bretagne, en Vendée, en Normandie et dans le Nord Pas de Calais ». Ces contrats, précise le groupe dans un communiqué, « portent sur l’installation de 30.000 m2 de toitures agricoles, soit une production de 4MW de courant d’origine photovoltaïque ».
Hier, c’était Granulatex qui annonçait son changement de nom. C’est désormais Agrivolt qui est en charge d’un développement centré « exclusivement autour de la création d’énergie solaire alliée à une agriculture raisonnée ». L’entreprise indique avoir « obtenu l’accord de financement pour la construction des hangars agricoles «photovoltaïques» pour l’éco-ferme de Cruas, dont le permis de construire est en cours d’obtention » (9.286 m2 de panneaux solaires, soit un potentiel de 1,3 Mwh par an).
Et, puisqu’il est question de patronyme, on se souvient du néologisme « volticulteurs », créé par la société Volti (cf. notre actu du 27 mai).

Les énergies renouvelables, le solaire surtout, nouveau modèle agricole? L’ancien ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, ne s’y est pas trompé. Sur le site mis en ligne aujourd’hui par le ministère de l’Agriculture (Terres 2020, pour un nouveau modèle agricole français), on observe ainsi que, parmi les « 5 défis », figure celui-ci: « mieux maîtriser l’énergie et lutter contre le réchauffement climatique » avec, comme actions envisagées, « Action 24 – Accompagner le développement de la production d’énergies renouvelables sur les entreprises (valorisation de la biomasse, méthanisation, utilisation de l’énergie solaire) ».