Dans un communiqué en date du 10 juillet, le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (Sipperec) a réagi à la demande de pierre Gadonneix, PDG d’EDF, de voir les tarifs de vente de l’électricité progresser de 20% en 3 ans. Par la voix de sa Présidente, Catherine Peyge, également maire de Bobigny, le syndicat en appelle à « la transparence (et à) la démocratie », en demandant de se garder de toute « précipitation ».
Il rappelle d’abord que, sur la partie acheminement de la facture, une première augmentation est attendue, cet été, de l’ordre de 2,3% (l’augmentation au 1er août du tarif d’acheminement, TURPE, est la première d’une série de 4 années pour une progression de 10%). Le Sipperec indique avoir « fait valoir aux ministres concernés (sans voir) eu de réponse à ce jour – que l’élaboration de ces tarifs se fait dans l’opacité totale, les documents sur lesquels le régulateur s’est appuyé pour bâtir sa proposition tarifaire n’étant pas rendus publics à ce jour ».
C’est dans ce contexte qu’intervient la demande d’augmentation du PDG d’EDF, qui porte sur la partie fourniture. Mais d’autres éléments doivent être rappelés, estime Catherine Peyge: « la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans (…), les comptes d’EDF de l’exercice 2008 ont permis de rémunérer l’état actionnaire (…), le gouvernement a reçu les propositions de la commission Champsaur sur les tarifs régulés ».
Souignant que l’enjeu final est celui du « pouvoir d’achat des ménages », la présidente du Sipperec estime que, dans la mesure où « la France a réussi jusqu’à présent à maîtriser les coûts de production et donc les prix payés par le consommateur final, c’est dans cette voie qu’il faut poursuivre sans pratiquer la fuite en avant, ni dans le rachat d’entreprises, ni dans la concentration des opérateurs, ni dans la recherche de la concurrence à tout prix ».
Enfin, elle formule trois demandes : pas de décision sur des hausses de tarif au 1er août (un débat préalable au Parlement s’impose), de la démocratie et de la transparence dans le secteur électrique (« pour connaître les coûts réels de la production d’électricité, de son transport, de sa distribution et de sa commercialisation), sans oublier, la conduite d’un autre débat, celui sur la maîtrise de l’énergie.
Consulter le communiqué du Sipperec.