Pour produire de l’électricité, il faut sans doute désormais plus de juristes que d’ingénieurs. En témoignent les difficultés multiples rencontrées par des producteurs – quelle que soit d’ailleurs la solution proposée.

Dans un communiqué, Voltalia a indiqué que le tribunal administratif de Marseille avait « suspendu le 14 février les permis de construire (de) huit parcs solaires photovoltaïques de 12MW ». Ces projets, développés depuis 2008 se situent sur un « site, en cours de défrichement (de) la commune de La Barben, dans les Bouches-du-Rhône (France). » Si le tribunal « a débouté 28 des 29 moyens soulevés dans la requête en référé (dont) 100% des requêtes concernant l’environnement », il a cependant « constaté un vice de forme au sujet d’une demande de modification du plan d’occupation des sols (POS) effectuée en décembre 2009 par la commune ». En, conséquence, déplore Voltalia qui contestera la décision sur le fond, « la construction des parcs photovoltaïques est donc interrompue ».

Dans la Moselle, c’est un communiqué d’opposants qui signale que le tribunal administratif de Strasbourg a annulé « l’autorisation préfectorale d’exploiter la centrale à cycle combiné gaz Hambregie (d’une puissance de 892 MW) du groupe Direct énergie à Hambach ». Le tribunal s’appuie sur « l’absence de capacité financière et technique du groupe Direct énergie », indique l’Association de défense contre la pollution de Sarreguemines et des environs, précisant qu’il a retenu l’argument du « caractère hasardeux du projet ». Cette décision fait suite à celle du 26 janvier par laquelle avait été annulé le permis de construire de la centrale.

C’est un nouveau revers pour Direct énergie après celui du projet de centrale de Verberie, débouté par le tribunal administratif.