C’est l’Ofgem qui l’affirme: il n’y pas eu d’entente (ou connivence pour collusion) entre les fournisseurs d’énergie britanniques Npower et EDF. L’annonce quasi-simultanée d’augmentations de prix pour leurs 9 millions de clients (estimées à 100 £ par an pour une facture moyenne) sont donc pure coïncidence. EDF Energy a en effet annoncé des augmentations de 12.9% pour le gaz et de 7.9% pour l’électricité, tandis que celles prévues Npower (quatre millions de clients) atteignent des records: 17.2% pour le gaz, 12.7% pour l’électricité. Les autres fournisseurs, comme British Gas, devraient prochainement faire des annonces semblables.
Alistair Buchanan, directeur exécutif de l’Ofgem a néanmoins tenu à rassurer les consommateurs, affirmant que l’Ofgem regarderait de plus près ce qui se passait sur le marché mais qu’elle n’avait pas décelé « comportements anti-concurrentiels ». Allan Asher, directeur exécutif d’Energywatch est pourtant d’un autre avis, réclamant une enquête en arguant que « ce n’est pas parce que six fournisseurs d’énergie se plaignent de leur manque à gagner plutôt qu’un seul que cela convaincra les consommateurs qu’une augmentation des prix est nécessaire ».