Selon Pierre Sibut, président du tribunal de commerce de Vienne, interrogé par l’AFP, Photowatt susciterait l’intérêt de plus de dix repreneurs, dont « trois groupes français de taille importante, parmi lesquels figurerait le Franco-Italien STMicroelectronics, qui pour l’heure dément ».

Pierre Sibut a ainsi évoqué une « société française de niveau mondial qui se proposerait de reprendre l’intégralité des salariés », sans entrer dans les détails de cette offre. Selon l’AFP, qui a interrogé « deux sources proches du dossier (…), il s’agirait du fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics, déjà implanté en Isère, à Crolles. » L’AFP précise que cette entreprise « utilise du silicium, un élément qui entre aussi dans la fabrication des cellules photovoltaïques de Photowatt ».

Enfin, il n’est pas exclu que le Tribunal de commerce accorde « un délai supplémentaire aux éventuels repreneurs pour leur laisser le temps de déposer une offre », la date limite de dépôt étant fixée ce  vendredi 13 janvier au soir.

Pierre Sibut a mis en garde les repreneurs potentiels: « le problème de Photowatt, c’est qu’elle a un carnet de commandes à zéro et perd 3 millions d’euros par mois ». Ce qui explique que les sociétés intéressées aient « demandé l’aide de l’Etat, sous la forme de l’assurance d’un carnet de commandes garanti pendant plusieurs années. Si leur demande était acceptée, les entreprises publiques comme EDF pourraient ainsi être incitées à acheter des panneaux solaires chez Photowatt plutôt que chez ses concurrents ».