GDF Suez prend acte et l’Anode attaque.

Après que le gouvernement a annoncé une hausse des tarifs de vente du gaz de 4,4% au 1er janvier 2012, GDF Suez a pris acte de cette annonce: « ce mouvement marque la fin du gel des tarifs du gaz naturel en France », commente sobrement le groupe qui « veillera à ce que ses coûts restent couverts dans la durée par les mouvements tarifaires ».

GDF Suez a également pris note de « la volonté du gouvernement d’augmenter de 10% le montant de l’aide aux clients en difficulté via le Tarif social de solidarité (TSS) », soulignant que « cette décision va dans le sens de la proposition faite par le groupe en septembre dernier ».

Mais cette hausse de 4,4% ne convient pas à l’Anode qui a annoncé son intention d’attaquer à nouveau l’Etat à qui elle reproche une décision « contraire » à celle du Conseil d’Etat. Outre que le choix du gouvernement vise d’abord la « protection des intérêts de GDF
Suez » au détriment de « la concurrence et (des) fournisseurs alternatifs, l’Anode dénonce une « inégalité de traitement (…)  manifestement illégale » entre particuliers et professionnels. « En effet, même en supposant que l’intégration d’environ 30% de prix « spot » dans le formule puisse permettre, conjoncturellement, de limiter la hausse globale à 4,4%, l’Anode conteste le principe d’une hausse généralisée, applicable tant au marché résidentiel qu’au marché des professionnels, alors que seuls les consommateurs particuliers étaient concernés par le gel total des tarifs depuis juillet 2011. Avec cette mesure uniforme, ce sont les professionnels qui supporteront en fait une partie de la hausse des tarifs des particuliers que le Gouvernement ne souhaite pas annoncer aux citoyens ».