L’ancien sénateur du Rhône, René Trégouët, plaide pour un développement massif de l’éolien offshore, à l’instar du plan britannique présenté il y a quelques semaines par John Hutton secrétaire d’Etat aux Entreprises. Pour René Trégouët, l’éolien offshore devrait croître rapidement dans les prochaines années, à la fois pour des raisons de facilité d’implantation et grâce à l’arrivée de nouveaux modèles, sous forme de « structures flottantes supportant les éoliennes et résistant aux sollicitations de l’environnement marin » qui devraient les rendre plus compétitifs: « le DOE* américain s’est fixé comme objectif de limiter ce coût à 25 % du coût total de l’éolienne (installation comprise) afin d’arriver à produire un kWh éolien offshore à 0,5$. » Le sénateur honoraire estime d’ailleurs que le coût du kWh éolien offshore pourrait rejoindre celui du kWh nucléaire: « comme la ressource éolienne est bien meilleure en mer qu’à terre et compte tenu du fait que les éoliennes offshore auront une durée de vie plus longue que celles situées à terre, grâce à la turbulence très faible en mer, nous obtenons finalement un coût moyen de l’électricité éolienne offshore d’environ 0,04 € par kWh (taux d’actualisation de 5 %, durée de vie de 25 ans, coûts d’exploitation et d’entretien de 0,01€). Ce coût du kWh éolien serait donc équivalent à celui de kWh nucléaire estimé par EDF. »
D’où un plaidoyer pour que la France, en raison de son « remarquable potentiel éolien offshore », se mobilise sur cette question. René Trégouët estime qu’elle pourrait « produire, à l’horizon 2020, 10 % de sa consommation électrique totale, soit 53 TWh, à l’aide de 3000 éoliennes maritimes de 5 MW. » Cerise sur le gateau, cette production se traduirait par une réduction de 13,5 % de nos émissions annuelles de CO2.
Lire l’édito complet.

* Département américain de l’énergie.