Le syndicat Force ouvrière a réagi, par voie de communiqué, à l’analyse et aux préconisdations de la Cour des comptes relatives à une réforme de la protection sociale des électriciens et gaziers (Rapport sur la sécurité sociale de septembre 2010 dont il est possible de lire des extraits ici).
Le syndicat estime que la juridiction financière de la rue Cambon « préconise de supprimer purement et simplement le régime spécial maladie des électriciens et gaziers (en reprochant) aux employeurs mais également aux bénéficiaires de ne pas être solidaires avec le financement de la sécurité sociale ».
Se démarquant de cette approche, FO énergie et mines indique « que l’ensemble des dépenses maladie des agents des Industries électriques et gazières (IEG), qui sont gérées par sa caisse d’assurance maladie (la Camieg), sont couvertes par leurs cotisations sans contribution ni intervention de la sécurité sociale, hormis la gestion des feuilles maladies par la CPAM du 92 mais rémunérée par notre caisse de sécurité sociale ». Avant de souligner que l’ensemble des parties prenantes (organisations syndicales, ministères de la Santé, des Finances et de l’Industrie) « s’accordent pour reconnaître sa bonne gestion par l’intermédiaire des résultats financiers positifs de la CAMIEG ». Selon le syndicat, « la gestion des 600.000 bénéficiaires ne coûte rien à la nation » et, en outre une part du financement contribu à la solidarité nationale par l’ouverture de « ses centres de santé aux plus démunis ».
Pour Force ouvrière, il y a là une intervention de nature politique qui « outrepasse (les) prérogatives techniques » de la Cour des comptes, « au lendemain du courrier du Ministre Jean Louis Borloo sur la remise en cause de la gouvernance, de la gestion et du financement du 1% de nos institutions sociales. FO Energie et Mines condamne cette vision rétrograde et partisane de la Cour des Comptes, et revendique au contraire le maintien mais plus encore l’indépendance de la Camieg en intégrant l’infogérance de la CPAM du 92 dans le fonctionnement de notre caisse de sécurité sociale ».