Dans un tract diffusé par mail (en tout cas, c’est par ce biais qu’il nous est parvenu), la CGT indique que les fortes pluies du 5 août dernier à Paris ont privé 6.500 abonnés d’électricité, « dont certains près de 48 heures ». Une vingtaine de postes HTA /BT ont été inondés, précise-t-elle. La centrale syndicale ironise, en soulignant que « le critère B* en a pris pour son grade ». Les quartiers touchés sont multiples: boulevard Haussmann, boulevard Malsherbes, rue Lamarck, rue de Clignazncourt, rue Guy Môquet…
Surtout, la CGT estime que cette pluie a mis en évidence les carences du système mis en place par ERDF pour réagir à l’éventuel retour de la crue centennale à paris (la dernière datant de 1910).
La CGT détaille ainsi plusieurs dysfonctionnements:
– matériel anti-crue inaccessible, faute d’avoir troubé la clef pour accéder au poste-source Turgot,
– matériel de pompage inadapté (des pompes prévues uniquement pour « pomper de l’eau froide » sont tombées en panne parce que l’eau inondant les postes était… chaude),
– recours à des moto-pompes impossible, aucun agent n’ayant « le permis de conduire nécessaire pour les apporter aux agents sur les différents chantiers »,
– Enfin, des « cellules HTA étanches… mais non fixées au sol. Celles-ci flottaient donc comme de vulgaires bouchons à la surface de l’eau ».
Cliquez ici pour télécharger le tract de la CGT: ERDF prend l’eau… et le service public se noie ».
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Une crue centennale?
En 2005, le Sipperec avait organisé une réunion d’information sur le retour d’une crue comparable à celle de 1910. « En 1910, l’Ile-de-France subissait une crue spectaculaire. Le retour annoncé d’une telle crue, dite « centennale », est identifié comme le principal risque naturel de la région. 300 communes franciliennes seraient concernées. Celles situées sur le territoire du Sipperec seraient les plus touchées. Inondées ou non, les villes auraient à subir des dysfonctionnements notamment sur les réseaux électriques. »
> Cliquez ici pour télécharger le compte-rendu.
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* Le critère B mesure le temps de coupure moyen par abonné.