Dans un communiqué commun, le Comité de liaison des énergies renouvelables et Hespul ont réclamé la mise en place de nouveaux tarifs de rachat d’électricité d’origine photovoltaïque, annoncés il y a près d’un an (en novembre 2008) par Jean-Louis Borloo. Un retard de calendrier inexplicable pour les eux associations qui rappellent que « les discussions ouvertes organisées par les services de l’État au printemps dernier ont donné lieu à un consensus total entre ces derniers, les opérateurs intègres du marché et les experts du secteur sur les modifications tarifaires à apporter. Ces propositions précises et unanimes ont ainsi été transmises au Ministre qui s’était engagé à les officialiser «avant l’été» ».
Le CLER et Hespul jugent les tarifs actuels, mis en place en 2006, inadaptés car ils « favorisent exagérément quelques niches particulières dans lesquelles certains opérateurs peu scrupuleux se sont engouffrés, à la recherche de rentabilité d’avant crise financière aujourd’hui à la limite de l’indécence ». En outre, il « ferme la porte à la possibilité d’équiper les toitures de millions de bâtiments de logements, de bureaux ou d’usines existants avec des solutions techniques simples, robustes et peu coûteuses », un gisement qui, selon les associations, « permettrait à la France et à son industrie de se hisser au niveau des premiers mondiaux, à l’instar de l’Allemagne ». Enfin, elles estiment que les « travers des tarifs d’achat actuels pèsent sur les consommateurs, indûment ponctionnés au profit de quelques-uns et au détriment du plus grand nombre ».
Dénonçant les « petits malins » qui profitent du système, à savoir « quelques gros opérateurs du secteur », les deux signataires attendent du Ministre d’Etat sa signature en bas de page d’un document « dont le contenu reflète un véritable travail d’élaboration collective «dans l’esprit du Grenelle» ». C’est noté: on surveille, le JO.
Crédit photo: SIEGA.
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Pendant ce temps, Money Week propose de faire « dorer son patrimoine au soleil » en profitant « simultanément d’une alternative énergétique aux énergies fossiles, qui se raréfient, d’un secteur en pleine expansion et de revenus garantis sur une longue période ». Alors, les petits malins?