Dans son numéro daté de lundi 7 février, Enerpresse fait état d’une note «sur le calcul des coûts évités pris en compte pour la détermination des surcoûts d’achat dus au photovoltaïque», note rédigé par la CRE et présentée aux acteurs de la filière ce
vendredi 4 février.
Enerpresse indique que le régulateur « douche les espoirs de certains plaidant pour une révision des modalités de calcul de la CSPE », en considérant que « la référence pour le calcul des coûts évités est «bien le prix de marché de gros» ». Cette note s’inscrit dans un débat lancé par Hespul, Marc Jedliczka, ayant plaidé pour « pour une compensation «au coût évité en temps réel». Toutefois, reconnaissant que cela nécessitait la mise en place d’outils adaptés, une «simplification» pourrait être instaurée via un calcul de «la compensation par la CSPE (…) en référence au prix moyen de détail de l’électricité dans la gamme de puissance considérée pour l’année durant laquelle a lieu la production». Hespul préconisait un seuil de pour séparer deux régimes de calcul : pour les installations de puissance inférieure, référence au prix de détail ; pour celles de puissance supérieure, référence au prix de gros. »
Enerpresse précise que la CRE s’en tient au prix de gros, qui figure dans la loi. Quant au mode de calcul, « les simulations de la
CRE font état de gains bien faibles », de l’ordre de 1,5% soit, pour un parc de 1.000 MW produisant pendant 1 100 heures de l’électricité achetée en moyenne à 450 e/MWh, un gain de 7 millions d’euros.
Le régulateur, souligne le quotidien de l’énergie, « a également profité de l’occasion pour rappeler que, «quelle que soit la méthode retenue, le calcul des charges ne prend pas en compte à ce stade les coûts supportés par EDF, en tant que responsable d’équilibre, du fait des écarts induits par l’intermittence de la production photovoltaïque» ».
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Cf. notre précédente actu: CSPE, le CLER sort la calculette (28 décembre 2010).