Bruno Sido, sénateur (UMP) de Haute-Marne et Christian Bataille, député (PS) du Nord, ont présenté le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques intitulé: « L’avenir de la filière nucléaire en France ».

Ils ont plaidé en faveur de « l’indépendance énergétique, tant dans l’approvisionnement que dans le savoir faire », soulignant que la France, très dépendante de ses importations d’énergies fossiles, affiche « grâce à la production électronucléaire (un) taux d’indépendance énergétique (…) proche de 50%. » Les parlementaires soulignent aussi l’importance de préserver et développer le tissu économique grâce à « une énergie peu chère et de qualité ». Enfin, le nucléaire « présente l’atout incontestable
de délivrer une puissance considérable sans émission de gaz carbonique », souligne le rapport – qui met en avant la différence entre la France (90 g/kwh), l’Allemagne (303) et le Danemark (430), en termes d’électricité et émissions de CO2.

L’emploi est aussi un enjeu: la filière « représente 410.000 emplois directs et indirects », soulignent les rapporteurs.

S’agissant de la sécurité, ils mettent en garde contre toute « annonce d’une sortie de l’énergie nucléaire », qui « pourrait contribuer à accroître les risques en donnant un coup d’arrêt » à la dynamique « de sûreté (qui) ne peut s’envisager que dans une recherche permanente de perfectionnement. »

S’agissant des énergies renouvelables, ils pointent de nombreux obstacles: prix, risques de pénuries de matières premières (métaux rares), nécessaires développement de réseaux et de sites de production posant des problèmes d’acceptabilité sociale, recours aux énergies fossiles pour pallier l’intermittence. ils plaident pour le stockage, l’avènement de réseaux intelligents et les économies d’énergie.

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