Dans un communiqué, le Syndicat de l’éclairage a présenté la « position des industriels sur le projet d’arrêté d’extinction de l’éclairage des bâtiments la nuit », livrant à la curiosité du public ledit projet d’arrêté.
Selon le Syndicat de l’éclairage, le texte n’apporterait « en réalité qu’un quart des économies d’énergie annoncées par le ministère: 0,5 TWh/an seulement et non 2 TWh/an. » Et de dévoiler un projet d’amendement au décret par lequel les professionnels entendent « exploiter le potentiel considérable d’économies d’énergie réalisables pendant les heures d’activités dans les bâtiments non résidentiels, qu’il fasse jour ou nuit. Ils sont estimés à 16 TWh/an ! Il s’agit là d’éclairer «juste» : éclairer où il faut, quand il faut, et de façon adaptée aux besoins de l’activité exercée. Comment profiter des apports gratuits de lumière du jour dans les bâtiments existants en n’apportant que la quantité de lumière artificielle nécessaire ? Comment faire en sorte que l’éclairage soit systématiquement éteint quand une salle de réunion se vide? »
L’enjeu est celui de la modernisation des systèmes d’éclairage, plaide le Syndicat, citant en exemples des détecteurs de mouvement ou capteurs de lumière du jour, qui pourraient être mis en oeuvre via « des mesures d’ordre règlementaire et/ou financier (telles que des avances de la BPI remboursables avec les économies d’énergie réalisées). Par exemple, une mesure portant le taux de rénovation à 9 % par an couplée à la rénovation performante de l’éclairage des bâtiments de plus de 1 000 m² permettrait de réaliser 6 fois plus d’économies cumulées d’ici 2020, soit 26 TWh et 3,12 milliards d’euros au prix actuel de l’électricité (contre 4 TWh avec le projet d’arrêté actuel). »