Moins de créosote* sur les voies et plus de panneaux solaires. Hier, 25 juillet, Réseau ferré de France (RFF) et Eolfi, filiale de Veolia environnement, ont annoncé la création d’une société commune « chargée de concevoir et développer des centrales de production d’électricité verte ». Baptisée Airefsol énergies, elle sera détenue à hauteur de 67% par Eolfi, qui « apportera son expertise technique et financière des énergies renouvelables », et à 33% par RFF qui mettra à sa disposition « des espaces fonciers ».
Guy Auger, directeur général adjoint en charge des opérations Europe d’Eolfi, a été nommé PDG d’Airefsol Energies, est-il précisé.
Avec un « patrimoine foncier de 103 000 hectares », le gestionnaire des voies ferrées s’affiche comme le « deuxième propriétaire national ». Sur les espaces disponibles et « non nécessaires à l’activité ferroviaire », Airefsol énergies pourra « installer des centrales de production d’électricité photovoltaïques ». A ce jour, quelque 20 sites ont été identifiés comme favorables. « Les terrains ont été sélectionnés selon plusieurs critères essentiels: leur pertinence géologique et environnementale, le souci de la préservation des milieux naturels, l’intérêt économique (par exemple, la proximité des postes de raccordements du réseau). Une première tranche, destinée à la production d’électricité photovoltaïque, visera un objectif de l’ordre de 100 MW de puissance installée ».
Lire le communiqué sur le site de RFF.
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* Crésote : hier, la Commission européenne a fait part d’un « durcissement » des règles concernant « les usages industriels de la créosote, substance chimique toxique connue pour son utilisation sur les traverses de chemin de fer, les poteaux électriques et les clôtures en bois », avec entrée en vigueur le 1er janvier 2013.