En Ecosse, c’est un milliardaire qui s’y oppose, prêt d’ailleurs à mettre la main à la poche pour les effacer du (futur) paysage. Au Danemark, c’est le jouet de millions d’enfants qui s’apprête à les financer, sans doute pour en faire un argument marketing.

Dans La Tribune, on apprend que « Kirbi A/S, un groupe familial danois qui détient 75 % du fabricant de jouets en briquettes plastique Lego » s’apprête à « prendre une participation de 32 % dans l’une des plus importantes fermes allemandes d’éolien en mer. Borkum Riffgrund 1, d’une capacité de 277 MW exploitée par l’énergéticien danois Dong Energy, doit entrer en production à compter de 2015 ». L’investissement est non négligeable: 3 milliards de couronnes danoises, soit 393,8 millions d’euros. Et le but est de se fournir à 100 % en énergies renouvelables d’ici 2020. Le quotidien économique en ligne précise que « les jouets Lego pourraient prochainement arborer un label indiquant que l’énergie nécessaire à les fabriquer est d’origine renouvelable ». suivant ainsi une tendance lourde « qui voit de grands groupes de tous secteurs investir dans leurs propres projets d’énergie renouvelables », tels que « Google, BT ou encore Ikea ».

A l’inverse, en Ecosse, les éoliennes semblent non compatibles avec le golf et les hôtels. C’est en tout cas l’avis de Donald Trump, résolument hostile à la construction d’un parc éolien offshore. Ce projet de 750 millions de livres (environ 842 millions d’euros) qui « prévoit l’installation de 11 turbines au large des côtes écossaises où sont implantés, des maisons de vacances, des hôtels et un golf, propriétés de l’homme d’affaires ». Le « magnat de l’immobilier »  se dit prêt à verser quelque « 10 millions de livres (environ 11 millions d’euros) pour lutter contre la construction » (en finançant l’achat de faux géantes destinées à des faucheurs volontaires d’éoliennes?) de ce qu’il a qualifié « dans une lettre au Premier ministre Alex Salmond, (de) «machines horribles» ».

Le match Trump-Lego pose encore et toujours la question du statut si particulier des éoliennes: ici, point de tièdes, on aime ou on déteste. Il faudra un jour inviter un psychanalyste à réfléchir à cette question: pourquoi l’érection d’éoliennes suscite-t-elle l’hystérie chez… les hommes et notamment les personnalités en vue? Lacan nous dirait sans doute: est haut l’hyène.

Crédit photo: capture d’écran WPD France