Le rapport de Gisèle Gautier (sénatrice UMP de Loire-Atlantique) sur les énergies marines est désormais consultable, non pas sur le site du Sénat mais sur le site du groupe UMP du Sénat.
Ce rapport a été remis à François Fillon, Premier Ministre, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (cf notre actu du 20 janvier 2011).
Baptisé « Énergies Marines Renouvelables / Emplois, Compétences, Formation / Quelles perspectives d’avenir ? », le document évoque laz concurrence internationale à laquelle le secteur est confronté, détaille les principales filières ((éoliennes offshore posées, éoliennes flottantes, force des marées et énergies marémotrices, énergie hydrolienne et force des courants, énergie des vagues & de la houle, énergie thermique des mers, énergie osmotique, énergies issues de la biomasse marine) et les acteurs, avant de formuler 15 propositions.
1 – Lancer l’appel d’offres français en éolien offshore, de volume minimum suffisant (3000MW), début 2011 afin de créer la filière industrielle française dans l’éolien offshore tant attendue par tous les acteurs français.
2 – Créer de vraies filières industrielles des nouvelles technologies EMR, créatrices d’emploi et compétitives à l’export.
3 – Intensifier la recherche et accompagner l’innovation, avec tous les financements liés, pour le développement en France de technologies marines compétitives (avec un regard particulier sur brevets et propriété industrielle).
4 – Créer des plateformes démonstratives des EMR, vitrines du développement et des savoir faire français,
5 – Réussir l’indispensable Institut d’Excellence en Energie Décarbonée (IEDD) des EMR (France Energies Marines).
6 – Impulser une autorité de coordination des multiples acteurs français, favorisant les synergies afin d’éviter les redondances stériles.
7 – Adapter les formations existantes aux spécificités des EMR, tout en veillant à leur bonne répartition territoriale.
8 – Sensibiliser le public aux technologies des Energies Marines, trop méconnues, par l’information et la vulgarisation, pour une meilleure compréhension et acceptabilité sociétale.
9 – Créer un dispositif de veille en réseau, pour anticiper les besoins et permettre les adaptations « en temps réel » aux futurs métiers des EMR.
10 – Utiliser l’opportunité fournie par les EMR pour faciliter les reconversions des métiers, en difficulté, liés à la mer.
11 – Assurer une présence française effective au niveau européen dans la normalisation indispensable des EMR.
12 – Garantir une stabilité réglementaire sécurisant les investisseurs de Projets et de R&D.
13 – Saisir efficacement les opportunités de coopération européenne autour de projets en énergies marines (relations entre les pays de l’Arc Atlantique…).
14 – Rendre attractifs les métiers des EMR, bleuis, verdis et valorisés, en pluri-compétences.
15 – Développer les emplois liés à la biodiversité marine, à l’écologie de la mer et au « tourisme vert » des EMR.
Cliquez ici pour télécharger le rapport complet (document PDF de 1,7 Mo).
On pourra lire ce rapport en écoutant l’air fameux de Reiza dans Oberon (Carl Maria von Weber) : « Ocean, thou mighty monster ».