Le 14 décembre dernier, Nicolas Sarkozy annonçait un changement de nom (et de nature) pour le CEA:  » Il s’agit bien ici de respecter l’engagement du Gouvernement d’une parité absolue des efforts de recherche entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Je vous annonce donc que pour porter cette nouvelle ambition, le CEA deviendra le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives  ». Cette annonce, faite lors de la présentation des priorités financées par le grand Emprunt, trouve aujourd’hui sa première concrétisation avec la nomination de Jean Therme comme directeur délégué aux énergies renouvelables.

Dans un communiqué, le CEA indique que cette nouvelle fonction « marque la volonté d’une implication encore plus forte de l’organisme de recherche en faveur du développement des énergies décarbonnées ».
Le CEA rappelle qu’outre « la recherche sur le nucléaire de fission et de fusion, (il mène) depuis près de dix ans, une R&D active dans les domaines du solaire, du stockage de l’énergie pour les véhicules électriques, des piles à combustibles, des biocarburants de deuxième génération et de la production d’hydrogène ».
Né en 1953, ingénieur physicien, diplômé de l’Institut national polytechnique de Grenoble (INPG) Jean Therme est entré au CEA en 1990. il était actuellement directeur du centre de Grenoble (2000) et directeur de la recherche technologique. Dans ses missions figure l’accompagnement ou la représentation de l’Administrateur général « du CEA auprès des autorités gouvernementales, des partenaires académiques et industriels pour tout sujet ayant trait aux nouvelles technologies pour l’énergie ».

Le CEA précise enfin que Jean Therme a « été le promoteur de plusieurs centres de recherche d’excellence comme Digiteo Lab, dédié aux systèmes complexes, Nanobio et Clinatec, dédiés à la rencontre entre les nanotechnologies et les domaines de la biologie et de la santé, l’INES à Chambéry et GIANT, grand Campus d’innovation grenoblois ».

Cliquez ici pour consulter son parcours sur le site de l’Académie des technologies.

What’s next?
Il reste au CEA à changer de nom et de logo. Et, peut-être, à modifier la couleur dominante de son site, le redwashing ne semblant pas complètement copenhaguo-compatible.