Le rapport de Jean-Claude Lenoir le laissait entendre : l’Assemblée nationale a donc adopté sans changement le texte voté au Sénat le 8 janvier, autorisant la réversibilité. Les amendements proposés par l’opposition ont été rejetés, qu’il s’agisse de la suppression de la date butoir du 1er juillet 2010, mais aussi une information spécifique du consommateur sur le tarif réglementé, qui serait dissocié de l’offre duale (amendement proposé par MM. Brottes, Gaubert, Dumas, Boisserie, Mme Massat, M. Bataille et les membres du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche).
La réversibilité ne devrait faire que des heureux: les consommateurs, les nouveaux fournisseurs et… EDF. Pour EDF, en effet, un consommateur qui quitte les tarifs réglementés « libère » de l’énergie qui peut être revendue au prix de marché… c’est-à-dire plus cher.