Dans un communiqué, en date du 2 mars, la fédération CGT des Mines et de l’énergie a estimé que « l’alibi tempête ne (devait) pas cacher les dysfonctionnements connus d’ERDF ». Pour le syndicat, la tempête Xynthia avec ses « rafales soufflant à plus de 140 km/h, bien que tragique pour de nombreuses familles, n’a rien de comparable » à celle de décembre 1999 et plus récemment de février 2009.
Rappelant que, le 28 février 2010, ERDF affichait près de 1.000.000 de foyers privés d’électricité, la CGT souligne « la mobilisation rapide et la solidarité des agents », indiquant qu’il y a eu quelque 5.000 personnes supplémentaires en renforts, « composés par des salariés des entreprises privées mais pour l’essentiel des agents d’eRDF ». La CGT craignait cependant (le communiqué date du 2 mars) que « des retards dans le rétablissement en énergie des usagers et des industriels » puissent survenir, au regard des « politiques de suppression de postes », menées depuis 10 ans. La CGT en a compté « plus de 1.580 sur le territoire national pour la seule année 2008 (et) 347 en 2009 ». Elle dénonce également « les réorganisations incessantes des services, la suppression des structures de proximité (…), le manque d’entretien préventif et curatif de nos réseaux (sic), l’absence de politique d’élagage et une diminution drastique des investissements se traduisant par un retard important dans la résorption des réseaux fils nus et dans l’enfouissement de nos réseaux » (re-sic: les réseaux appartiennent aux collectivités locales).
Faisant état du caractère récurrent des tempêtes, le syndicat demande un « moratoire sur l’ensemble des réorganisations et réformes prévues et en cours, ainsi que sur les fermetures de sites de proximité départementaux engagées ou prévues ». Elle fait aussi part de sa condamnation face à la politique de dividendes d’EDF, maison-mère d’ERDF: « elle condamne la décision récente du Conseil d’Administration d’EDF de verser des dividendes faramineux aux actionnaires au détriment de l’emploi, des investissements, de l’aménagement du territoire et de la qualité du service public ».