S’investir dans les questions énergétiques n’est pas l’apanage du milieu urbain. De plus en plus, le milieu rural, souvent réduit à l’image d’un monde en pleine crise, apparaît tout aussi volontaire. Dans les Côtes-d’Armor, un éleveur de porcs à la tête d’une exploitaion d’envergure, soucieux de l’avenir de son bien, s’est lancé dans un projet de méthanisation à la ferme. C’est à la suite d’un déplacement en Allemagne – où le procédé existe déjà depuis 20 ans – organisé par l’Ademe et le Conseil général qu’il découvre la filière de méthanisation. Il s’agit de « valoriser des matières organiques en produisant des énergies renouvelables (électricité et chaleur) et un fertilisant ».
Pour mener à bien ce projet aura nécessité, une étude de faisabilité pour l’exploitation est nécessaire, réalisée en partenariat avec l’association Aile (Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement), le département et la Coopérative du Gouessant. A l’arrivée, un procédé complexe permet de transformer le lisier et des substrats organiques en méthane. Une fois exploité, ce biogaz permet de produire 130 KWh d’électricité (laquelle est revendue à EDF). La chaleur générée se répartira entre la structure elle-même, l’exploitation et quatre maisons. Petit plus environnemental: le reste des matières organiques servira de fertilisant. La ferme méthanière ne souffre dons d’aucun gâchis.
Le coût du projet s’établit à 600.000 euros, financé en partie par le Crédit Mutuel de Bretagne.
Source.Agrisalon.com.
De son côté, Sojasun, qui prépare l’implantation d’une éolienne de 60 mètres de haut sur son site de Chateaubourg en Ille-et-Vilaine, teste également la méthanisation. Selon l’Usine nouvelle, la société pourrait utiliser les « résidus de la production de lait de soja (et) les laisser fermenter pour en retirer du gaz puis de l’énergie ».