Dans un communiqué, Greenpeace revendique la présence de « six activistes (sur) la plateforme pétrolière Prirazlomnaya de la compagnie Gazprom, au nord-est des côtes de la Russie, en mer de Pechora. » L’association entend « demander solennellement à Gazprom d’abandonner ses projets de forage pétrolier en Arctique. » Greenpeace souligne que cette région « joue un rôle crucial dans la régulation du climat mondial et (que) tous les habitants de la planète sont concernés au premier chef. »

Elle estime « difficile et dangereux » d’y extraire du pétrole, compte tenu du climat. Ainsi, la plateforme de Gazprom est recouverte « d’un épais manteau de glace pendant au moins deux-tiers de l’année, et il n’est pas rare que les températures descendent sous la barre des -50°C. La mer de Pechora est souvent battue par des vents violents et, pendant les longs moins d’hiver, plongée dans une obscurité totale. » Pour Greenpeace, « la question n’est pas de savoir si une marée noire va se produire, mais quand ».

Elle souhaite l’interdiction immédiate des forages dans cette zone et dénonce la perspective d’une « exploitation commerciale du pétrole arctique début 2013, ce qui serait une première mondiale », d’autant plus que la plateforme fonctionne « avec un plan d’intervention en cas de marée noire approuvé en juillet 2007 par les autorités russes pour une durée de cinq ans, qui n’est donc plus valide aujourd’hui. » De ce plan, Greenpeace relève notamment que Gazprom  prévoit « de faire usage de « seaux et de pelles », ce qui est tout simplement absurde dans de telles conditions. »

Crédit photo: Greenpeace