Twiter, facebook, Greenpeace et Copenhague. Une e-manifestation qui buzze.
La séance à l’Assemblée nationale vient d’être suspendue ont annoncé plusieurs députés (Yannick Favennec, Lionel Tardy) sur Twitter.
« L’attitude de Greenpeace est scandaleuse. Ce sont des méthodes totalement anti démocratiques voire totalitaires », estime Yannick Favennec.
Dans un communiqué diffusé en fin de matinée, Greenpeace avait indiqué avoir envoyé une « douzaine d’activistes » sur le toit de l’Assemblée nationale. « C’est à bord d’un camion de pompier et grâce à sa grande échelle que 10 militants de Greenpeace ont pu investir le toit de l’Assemblée Nationale pour y afficher des messages et interpeller Nicolas Sarkozy. Sur leurs banderoles, on pouvait lire: «Copenhague : aux actes, Monsieur le Président!». Ils ont été rapidement délogés par les autorités. Quarante quatre militants de Greenpeace ont participé à cette opération. De nombreuses interpellations ont eu lieu ».
L’association a mis en ligne sur facebook les premières photos de l’opération. Photo que nous reproduisons ici.
Euractiv indique qu’une militante de Greenpeace est descendue « en rappel dans l’hemicycle ».
15h40: la séance a repris. Yannick Favennec commente: « Ambiance très tendue dans l hémicycle! Noel Mamère applaudit les militants de Greenpeace. Les noms d’ oiseaux fusent!! »
« La majorité quitte l hémicycle au moment où Yves Cochet s apprête à prendre la parole à la tribune. Tension tres vive ».
Euractiv indique que « l’interruption a duré une quinzaine de minutes mais a provoqué de folles cavalcades des gendarmes dans les couloirs de l’Assemblée ».

15h50: Intervention de Serge Poignant: « cette manifestation disqualifie ses propres auteurs ». Il déplore que « Monsieur Cochet (n’ait) prononcé aucune excuse car il était complice ».

16h12: Bernard Accoyer fait savoir que les militants de Greenpeace sont « actuellement interrogés ». Une réunion du Bureau de l’Assemblée nationale se tiendra après la séance. Le président de l’Assemblée demande aux présidents des différents groupes politiques d’y participer.

17h15: Libération met la vidéo de l’opération en ligne sur Dailymotion.

18h44, extrait d’un communiqué de Greenpeace: « Les militants ayant participé à ces actions ont été interpellés, entendus puis libérés. (…) Une alerte à la bombe aurait été déclenchée à l’Assemblée nationale en fin de journée. Il est évident que Greenpeace n’a rien avoir avec ce dernier incident. Greenpeace est une organisation de défense de l’environnement dont les valeurs fondatrices sont la non-violence et l’indépendance financière et politique. »

18h48, Greenpeace indique, via Twitter, que Bernard Accoyer a porté plainte contre l’association écologiste. Précisions de l’AFP: « Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a annoncé le dépôt de deux plaintes après l’intrusion d’une militante de Greenpeace dans l’hémicycle lors d’un débat sur le sommet de Copenhague. « D’ores et déjà, j’ai porté ce matin plainte à l’égard de cette association (Greenpeace) pour tentative d’accrochage de banderoles sur le toit de l’Assemblée nationale », a déclaré M. Accoyer à la presse. « Nous allons déposer une seconde plainte pour cette intrusion, cette usurpation d’identité et les incidents de cet après-midi » dans l’hémicycle, a-t-il ajouté. »

Ci-dessous la vidéo de l’incident dans l’hémicycle.