De « sources officielles », les zones dans un rayon de 3 km autour de la centrale de Fukushima-Daiichi seront déclarées inhabitables durant plusieurs décennies, indiquent les médias japonais.
Yukio Edano, porte-parole du gouvernement, « n’a pas démenti ces informations », indique l’AFP: « Je ne peux pas nier le fait qu’il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m’en excuse profondément ». Naoto Kan, Premier ministre « devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués ». Le Premier ministre « doit quitter le pouvoir à la fin du mois ».
C’est le « journal Yomiuri, citant une source gouvernementale non identifiée, (qui) a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale Fukushima Daiichi seront probablement maintenues hors d’accès pour une longue période — peut-être plusieurs décennies ».
Selon le quotidien, le gouvernement envisagerait d’acheter des « terrains aux habitants afin d’y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les débris et les boues contaminés de l’usine atomique ».
Du fait de l’évacuation de ces zones après le 11 mars (dans un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire), il y a aujourd’hui quelque 85.000 personnes qui vivent « dans des centres d’accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation », indique l’AFP. D’autant plus que de récentes analyses « effectuées par le ministère des Sciences et de la Technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d’observation installées à l’intérieur de ce périmètre ».