C’est le grand jour de l’éolien offshore – pardon: de l’éolien marin, comme nous le fit remarquer un aimable et sourcilleux lecteur, en même temps, on aime bien ofchôr, ça a un côté goulasch, ça tient bien en bouche, comme une choucroute de la mer aussi, ça se prononce goulûment, en y réfléchissant, on y trouverait même un côté mystérieux, genre Temple d’Ofchor par exemple, mais nous nous éloignons du sujet qui est celui de la remise des offres des industriels en réponse à l’appel d’offre pour implanter les premières 600 éoliennes le long des côtes françaises.
Rappels
– 5 sites sont sélectionnés: Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Le Tréport, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire (pour le détail des puissances prévues, cliquez ici).
– De nombreux industriels sont candidats, sous forme de groupements, avec des constructeurs, exploitants et fabricants de turbines:
Iberdrola, en compagnie d’Areva, Eole Res, Technip et Neoen Marine s’intéresse aux projets de Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.
Le consortium EDF énergies Nouvelles (EDF EN), Dong Energy, Nass & Wind, WPD offshore, Poweo, Alstom postule à Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.
Le groupement GDF Suez, Vinci, Areva concourt à Courseulles-sur-Mer, Fécamp et au Tréport.
GDF Suez est également présent à Saint-Brieuc, en compagnie de Siemens.
pour en savoir plus, on lira les articles détaillés du Figaro et de L’Usine nouvelle.
– Le 5 septembre dernier, un recours gracieux a été formé par la Fédération environnement durable (FED) pour attaquer cet appel d’offre. En cas de non réponse à ce recours gracieux, la FED prévoyait de saisir les tribunaux.
Dans un communiqué du 10 janvier, les professionnels de l’hôtellerie (en liaison avec la FED et Pulse, un collectif de pêcheurs, commerçants, élus…) s’élèvent à leur tour contre ce projet, qualifié de « véritable « folie collective », mené par un puissant lobby de l’éolien, pour polluer en bétonnant nos littoraux et détruire nos emplois, nos entreprises touristiques. » L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) « dénonce la non concertation et la mise en péril de toute la filière touristique notamment de son million d’emplois que provoquerait le lancement du 1er projet de 5 parcs éoliens offshore ».
Pour nos lecteurs attachés à l’éolien marin (marrrin, c’est beau aussi, le « r » peut être prononcé de manière très gutturale, devenant un mot âpre, comme dans un roman de Conrad, avec des éolien marins; je vous concède que Conrad n’écrivait pas en français, mais vouus voyez l’idée).
Sur notre forum, le sujet est discuté passionnément depuis quelques mois.