Tandis que l’on papote nucléaire ou gaz de schiste, l’éolien marque le pas. C’est le sentiment du Syndicat des énergies renouvelables qui fait état d’un « ralentissement inquiétant du nombre de parcs éoliens raccordés au réseau électrique ». Selon les chiffres publiés par ERDF, « seuls 215 mégawatts éoliens ont été mis en service durant le premier semestre 2012. »
Le SER observe que ce « chiffre est inférieur à celui de 2011 », année déjà « très décevante avec seulement 875 MW raccordés ». Ces chiffres particulièrement bas doivent être mis en regard avec les objectifs du Grenelle de l’environnement, souligne le syndicat professionnel,c’est-à-dire 19.000 MW terrestres en 2020, soit « près de 1.400 MW annuels qu’il faudrait raccorder. »
Après avoir énuméré (rappelé), les causes du blocage (multiplication des démarches administratives, des recours contre les parcs et les ZDE – 42% des installations concernées en 2011; augmentation des délais de raccordement augmentent du fait du manque de capacité d’accueil des réseaux électriques, et difficultés de financement, le SER invite le Gouvernement à « prendre des mesures d’urgence ».
Parmi celles-ci, il préconise un allègement réglementaire et une sécurisation du cadre économique (désormais contraint par « l’incertitude qui pèse, depuis plusieurs mois, sur l’avenir du tarif d’achat de l’électricité d’origine éolienne »). Le SER souhaite « que des décisions soient prises pour empêcher les dérives liées aux possibilités de recours abusifs des tiers. Les professionnels recommandent l’adoption d’un dispositif tel que celui proposé par le sénateur Courteau, dans sa proposition de loi déposée le 5 juillet dernier.