Iberdrola il y a quelques jours, RWE depuis hier… EDF est au centre de plusieurs rumeurs de participation ou rachat d’électriciens.

Il y a quelques rumeurs confirmées.
Celle d’abord, d’un développement en Russie: Andreï Dementiev, vice-ministre russe de l’Industrie et de l’Energie, a indiqué qu’EDF était en négociations avec son ministère pour le rachat d’une part du groupe russe InterRAO, la compagnie qui assure les exportations russes d’électricité.
Celles ensuite de développements en Espagne et en Belgique, tout en continuant à se renforcer en Grande-Bretagne, en Italie et en Allemagne, selon les propres déclarations du PDG de l’entreprise, Pierre Gadonneix, recueillies le 24 janvier à Davos, par Reuters.

Il y a aussi les rumeurs démenties.
En Espagne d’abord. Tandis qu’à Madrid, l’action d’Iberdrola gagnait jusqu’à 17% en une journée, EDF niait être « actionnaire d’Iberdola », sans exclure toutefois la possibilité d’étudier le dossier. En rejetant a priori une OPA hostile: Pierre Gadonneix indiquait la nécessité pour son groupe d’être « bienvenu » dans les pays où il se développerait.
En Allemagne ensuite. Samedi 26 janvier, le magazine allemand Der Spiegel affirmait que Nicolas Sarkozy avait interrogé Angela Merkel sur la position de l’Allemagne dans l’hypothèse d’une OPA d’EDF sur RWE. Là encore démenti – même si ce n’est pas la première fois que le nom d’EDF est évoqué pour racheter RWE. Démenti effectué par Jürgen Grossmann, président du directoire de RWE, auprès du quotidien Süddeutsche Zeitung, ce lundi 28 janvier: Pierre Gadonneix l’aurait « assuré » que le groupe français « n’était pas intéressé pour le moment ». Et Jürgen Grossmann d’ajouter (en porte-parole d’EDF?) que l’électricien français souhaitait une coopération constructive car il « désapprouve les OPA hostiles par principe ». 

Reste le plus urgent: Distrigaz pour lequel EDF devrait faire une offre d’ici la fin de ce mois, après que Suez a décalé de quelques jours son calendrier, selon le quotidien de Standaard.