Dans un communiqué, EDF a annoncé la signature d’accords, liant EDF, EnBW et E.ON, sur des échanges de droits de tirage et d’actifs de production électrique pour plus de 1.200 MW entre la France et l’Allemagne. En vertu de cet accord, « EDF cède à E.ON sa participation de 18,75% dans la SNET, conjointement avec Charbonnages de France, actionnaire historique à hauteur 16,25% ». E.ON est donc aujourd’hui l’unique actionnaire de la SNET, troisième électricien français.
« De son côté EnBW acquiert :
– un droit de tirage d’énergie nucléaire de 800 MW en Allemagne issue du portefeuille nucléaire d’E.ON,
– une participation majoritaire détenue par E.ON dans la centrale charbon de Rostock, soit une puissance de 256 MW,
– un droit de tirage de 159 MW sur la centrale charbon de Buschhaus ».
De nouvelles capacités de production pour EnBW qui s’ajoutent à celles déjà acquises auprès d’E.ON en mai (centrales de Lippendorf – 445 MW, et de Bexbach – 79 MW).
« En contrepartie, E.ON acquiert un droit de tirage nucléaire de 800 MW en France à partir des droits de tirages historiques dont dispose EnBW sur la production nucléaire d’EDF », précise le communiqué.
EDF souligne que cet accord tripartite doit être maintenant soumis à l’autorisation des autorités compétentes, se félicitant de ce qu’il contribue « à l’ouverture du marché français de l’électricité ».
Pour l’électricien français, via EnBW, qu’il détient en co-contrôle, il s’agit d’un renforcement significatif de son portefeuille de production en Allemagne, ce qui répond « à la stratégie du groupe visant à conforter ses positions sur les marchés clés en Europe ». La cession de la SNET fait en outre partie du « programme de cession d’actifs annoncé par EDF en février 2009 visant à réduire son endettement financier net d’au moins 5 milliards d’euros d’ici fin 2010 ». Le montant de la transaction n’a pas été précisé.

A la Bourse de Paris, vers 9h20, EDF progresse légèrement (+0,25%, à 40,64  euros). Les banques conseil de EDF et EnBW pour cette opération sont UBS Investment Bank et Calyon Global Investment Banking.