Le Syndicat départemental d’énergies du Tarn a adopté une motion contestant « le changement unilatéral de pratiques comptables par ERDF (prolongement de la durée d’amortissement des ouvrages concédés) et constatant que cette initiative bouleverse « l’équilibre économique des contrats de concession au détriment des autorités organisatrices. » les élus du SDET demandent à ERDF « plus de transparence sur les pratiques comptables et la présentation des comptes par le concessionnaire. » Ils visent notamment le compte-rendu annuel d’activités (CRAC), rappelant qu’il « doit être un outil d’informations à destination de l’autorité organisatrice et non pas uniquement un simple document de communication. » Enfin, ils demandent « la transmission des études statistiques et techniques qui ont conduit ERDF à effectuer une nouvelle estimation de la durée de vie de certains ouvrages et des documents attestant, selon les dires d’ERDF, la soi-disant validation par la Commission de régulation de l’énergie et par les commissaires aux comptes d’ERDF. »
> Des motions similaires ont récemment été adoptées par d’autres autorités organisatrices de la distribution d’électricité, tels le Syndicat départemental d’énergies de la Dordogne (SDE 24), le Syndidat départemental d’énergies d’Eure-et-Loir (SDE 28), l’USEDA (Aisne ou le Syndicat départemental de l’énergie du Tarn-et-Garonne (SDE82).
> Dans un courrier récemment adressé au SMDE 30, ERDF évoque des analyses techniques ayant conduit à ré-estimer « la durée d’utilité des canalisations basse tension torsadées » (de 40 à 50 ans). Cette estimation, « purement technique », serait « qualifiée sur le plan comptable de changement d’estimation et non de changement de méthode comptable. »