Selon Enerpresse, c’est Direct énergie (avec Siemens) qui a été retenu par le Gouvernement pour construire et exploiter la centrale au gaz destinée à sécuriser l’approvisionnement de la « péninisule électrique » bretonne. Cette centrale, twitte Enerpresse, d’une capacité de 422 mégawatts sera mise en service le 1er octobre 2016 sur le site de Landivisiau. Elle représente « 400 a 800 emplois par an pendant 3 ans, 100 en regime d’exploitation ».
Enerpresse précise également que si « la centrale est construite dans les temps, le consortium touchera une prime de 40 millions d’euros par an, financée par la CSPE ».
Dans un communiqué, Direct énergie et Siemens se sont réjouis de cette décision, faisant état d’un « partenariat complémentaire, en mettant en collaboration le premier fournisseur alternatif d’électricité en France et le premier industriel européen, ayant déjà éprouvé la technologie proposée dans plus de 1000 unités de production ».
A savoir
Eric Besson réunit ce jour « les parlementaires de Bretagne et l’ensemble des signataires du Pacte électrique breton pour annoncer le résultat de l’appel d’offres lancé par l’Etat pour la construction d’une centrale à cycle combiné gaz en Bretagne ». L’attribution de la centrale à Direct énergie fait suite à un appel d’offres lancé il y a un an, pour lequel trois offres ont été déposées.
Cette décision fait suite à l’échec de deux projet successifs de GDF Suez, l’un à Ploufragan, l’autre à Saint-Brieuc.
Un collectif d’opposants au projet de centrale, le comité Gaspare, avait saisi la Commission nationale du débat public, en août 2011, estimant que le projet de centrale avait été décidé sans concertation préalable avec la population. La CNDP avait jugé cette saisine « non recevable en l’état », soulignant que « le coût prévisionnel des bâtiments et infrastructures, qui détermine les conditions de la saisine de la Commission, ne sera(it) connu qu’à l’issue de l’appel d’offres ».
Dans une vidéo mise en ligne par le quotidien Le Télégramme, les Landivisiens ne font guère preuve d’enthousiasme. Gérard Sponagel, représentant « des pêcheurs », évoque l’incompatibilité du projet avec Natura 2000. A Brennilis, le maire (Front de gauche) évoque « une décision de copinage », estimat qu’il s’agit d’un choix « incohérent » au regard de l’existant: « choisir Brennilis aurait été la suite logique du démantèlement de la centrale nucléaire. D’autant plus qu’on possède déjà une ligne électrique à haute tension, chose la plus dure à mettre en place quand on construit une centrale à gaz. »
Direct Energie a vu deux de ses projets de centrales au gaz retoqués par les tribunaux, l’un à Hambach (Moselle, centrale à cycle combiné gaz Hambregie d’une puissance de 892 MW), l’autre à Verberie (Oise – centrale électrique à gaz cycle combiné d’une puissance de 892 mégawatts, prévue sur le territoire de la Communauté de communes de Basse Automne).