Après Carlo Collodi, Hans Christian Andersen au secours l’activisme vert? C’est en quelque sorte les Pinocchio awards (organisés par les Amis de la Terre) de Copenhague: Plusieurs associations (ATTAC Denmark, Corporate europe observatory, Focus on the global south, Friends of the earth international – à nouveau!, Oilchange international and spinwatch) organisent le Grand prix de la sirène en colère, jusqu’au 13 décembre. Un site en quatre langues: anglais, danois, espagnol, français.

Qu’est-ce? Il s’agit de voter en ligne pour désigner l’entreprise ou le lobby qui « a fait le plus pour bloquer toute action efficace contre le changement climatique ». Le vote en ligne a débuté le lundi 16 novembre et se clôturera dans deux semaines. Ce Grand prix, expliquent ses organisateurs, doit « montrer le rôle pervers des lobbyistes des multinationales et (…) mettre en lumière ces groupes d’affaires et entreprises qui ont fait les efforts les plus considérables pour saboter les négociations climatiques, et les autres mesures relatives au climat, tout en promouvant de fausses solutions, bien souvent profitables ». Dans le petit film vidéo mis en ligne à cette occasion, on verra que la caricature du capitaliste au cigare a encore de beaux jours devant elle: « Où qu’elle se tourne, elle ne voyait qu’hommes d’affaires ambitieux, exerçant des pressions sur les ministres des gouvernements et sur les négociateurs – parfois installés à la même table, partageant leurs repas, buvant des vins fins. Les entrepreneurs en costards-cravates semblaient prétendre ne plus se soucier d’engranger du profit et être prêts à sauver le monde. »

La Sirène, c’est évidemment pour Copenhague mais aussi pour montrer « les destructions causées par le changement climatique » qui impactent en premier lieu les océans. Pendant que se déroulent les négociations, « l’habitat océanique de la sirène se réchauffe et le niveau des mers s’élève. Les barrières de corail sont détruites à mesure que l’acidité des océans augmente. Et des milliers de personnes, dans certaines zones parmi les plus pauvres du monde, risquent de perdre leurs logis situés sur les côtes dont l’altitude se trouve en-dessous du niveau de la mer, à mesure que les inondations et orages violents deviennent plus fréquents ».

Quant aux « candidats » (!) au Grand Prix, les voici:
– American coalition for clean coal electricity (ACCCE),
– American petroleum institute (API),
– European chemical industry council (CEFIC),
– International air transport association (IATA),
– International emissions trading association (IETA),
– Monsanto and the round table on responsible soy (RTRS),
– Royal dutch Shell,
– Sasol.

Vous voulez voter? C’est ici.

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The angry Mermaid, le film (âmes capitalistes sensibles s’abstenir).