A l’instar du Syndicat départemental d’énergies de la Dordogne (SDE 24) et du Syndidat départemental d’énergies d’Eure-et-Loir, (SDE 28), l’USEDA et le Syndicat départemental de l’énergie du Tarn-et-Garonne (SDE82) ont adopté une motion s’opposant à la décision d’ERDF de passer de 40 à 50 ans la durée des vie des canalisations basse-tension torsadées.
Tarn-et-Garonne
Robert Descazeaux, président du SDE 82, a ainsi « demandé aux nombreux délégués des communes qui s’étaient déplacés dans la bastide de voter «une motion relative à la modification unilatérale par ERDF de la durée de vie des ouvrages». Explications. ERDF a récemment décidé de prolonger la durée de vie des ouvrages basse tension aérien torsadé de 40 à 50 ans », indique la Dépêche du Midi. Le SDE82 a observé que cette décision aurait un impact sur « son patrimoine, puisque les modifications engendrées par cette prolongation auront, selon lui, des conséquences sur les amortissements », impact que « le directeur territorial d’ERDF, Patrick Viry, a tenté de minimiser, sans pouvoir empêcher le vote. » Robert Descazeaux a également pointé « du doigt le rôle joué par la Commission de Régulation de l’énergie dans : «la soi-disant validation de la prolongation de vie des ouvrages». »
Aisne
Dans le département de l’Aisne, le comité syndical a refusé d’adopter le compte-rendu d’activité du concessionnaire (CRAC), le 28 novembre 2012, pointant un même motoif de décision d’allongement de la durée de vie des ouvrages. L’USEDA n’a pas été informée du changement de méthode comptable d’ERDF, soulignant que « l’impact financier est d’importance et évoquant plusieurs rapports de chambres régionales des comptes dans lesquels il est signifié que des modifications récurrentes des modalités d’amortissement des biens concédés « ne contribuent pas à faciliter le contrôle du concédant sur la politique menée par ERDF (et) contreviennent au principe de permanence des méthodes comptables. »
L’USEDA observe également une « diminution artificielle des provisions pour renouvellement de certains ouvrages de la concession, de l’ordre de 1.300.000 euros. »