EDF a confirmé à l’AFP que « des gravats présentant des traces de radioactivité (avaient) quitté par erreur le site de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) et (avaient)été déversés dans une carrière, avant d’être rapatriés à la centrale ».

L’information avait été révélée par Le Progrès. « Un camion qui transportait des gravats a été en mesure de sortir de l’enceinte de la centrale alors que les détecteurs avaient relevé des traces de radioactivité dans son chargement ». Le quotidfien relevait là une « première anomalie dans la mesure où ces gravats provenaient d’une zone pourtant non exposée ». Logiquement, les services de sécurité auraient « dû empêcher l’engin de quitter les lieux », ce qui n’a pas été le cas. « Les techniciens d’EDF ont dû suivre sa trace jusqu’à une carrière, située près de Pérouges, au lieu-dit Les Communaux. Le camion a même eu le temps de déverser son chargement, lequel présentait bien un niveau de radioactivité anormal d’après les mesures effectuées sur place », poursuit le quotidien.

Une porte-parole d’EDF a précisé qu’aucune « trace de radioactivité artificielle n’a été relevée mercredi dans la carrière ». Cet indicent « a été classé au niveau 0 (sur 7) sur l’échelle Ines (Échelle internationale des événements nucléaires) et n’a eu aucune conséquence sanitaire et environnementale, a affirmé le groupe« .