Dans un communiqué, l’Association française du gaz a rendu publique sa position sur le biogaz. Le Grenelle devrait donner un coup d’accélérateur à la filière, l’article 35 bis A autorisant désormais à produire du biogaz (issu de la fermentation des déchets) pour l’injecter dans le réseau de distribution du gaz.
Se disant « favorable au développement de cette filière », l’AFG plaide pour « l’élaboration d’un cadre économique et technique cohérent » permettant au biogaz de compléter « le gaz naturel dans ses utilisations ».
A ce titre, elle estime que c’est d’abord au plan local, en recensant les besoins potentiels (chaleur, véhicules) que « la valorisation du biogaz, comme celle de toutes les énergies décentralisées, doit être recherchée ». Cette priorité donnée au local se justifie par le fait que « l’injection du biométhane dans le réseau induit des coûts associés spécifiques ».
S’agissant de l’obligation d’achat, l’AFG met en avant le caractère particulier du raccordement au réseau de distribution de gaz naturel, celui-ci ne desservant pas l’ensemble du territoire: « il faut consentir un coût de raccordement, qui sera plus ou moins important selon l’éloignement de l’installation de production de biogaz par rapport au réseau gazier ».
Le tarif d’achat doit refléter « correctement les coûts » et ne pas créer des effets d’aubaine avec des tarifs « artificiellement élevés ». Pour cela, les coûts devraient tenir compte de « l’efficacité énergétique de la solution ».
L’AFG précise qu’il faudra également tenir compte de la pression des différentes portions du réseau au moment d’injecter le biogaz, notamment en raison de variabilités saisonnières.
En conclusion, le syndicat professionnel gazier plaide pour des « opérations-test sur les différentes filières, afin de valider les coûts respectifs ».
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