La publication du deuxième baromètre Observ’er des filières renouvelables électriques (attention document PDF de 14 Mo) traduisait l’état faiblard de l’éolien terrestre, « en panne de croissance », et très faiblard du secteur photovoltaïque (diagnostic page 19: « un profond malaise »). Dans une période où le malade doit être surveillé, il faut un infirmier une doctoresse (Chienne de garde si tu nous lis, note notre effort d’objectivisation féministe des corps de métier sexués).

La doctoresse, c’est le Syndicat des énergies renouvelables, via Soler, sa branche spécialisée, qui organise le premier colloque national photovoltaïque, le jeudi 5 avril 2012 à Paris-Expo-Porte de Versailles, Hall 1 – Salle 1. L’objectif est simple quoique ambitieux: « reconstruire la filière photovoltaïque ». A cette occasion, et « à la veille de l’élection présidentielle », sera présenté « le Livre blanc des énergies renouvelables que le SER vient de publier, et en particulier son volet photovoltaïque. »

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L’infirmier, c’est la Fondation Nicolas Hulot qui table sur L’avenir radieux du photovoltaïque, un document « veille et propositions, daté de février 2012. Estimant que le solaire est une des énergies « les plus prometteuses dans la lutte contre le changement climatique », la FNH pose la question du coût: « est-on en mesure d’assumer les investissements nécessaires? », sans oublier celles des besoins et de l’optimum social (« où implanter les panneaux pour cumuler efficacité et préservation des paysages? »). 
On observera cinq principaux enseignements:
– un important potentiel en France, contribuant à la diversification de la production d’électricité et à la sécurité d’approvisionnement,
-une intégration relativement aisée dans les réseaux électriques, impliquant cependant la création de réseaux dits «intelligents»,
-l’enjeu que représente d’une filière industrielle,
– les avantages environnementaux.

Bien sûr, n’oublions pas de rendre hommage à la CSPE assurance maladie souffreteuse.