Areva a annoncé hier une perte de plus de 2,4 milliards d’euros, largement supérieures à ce qui était prévu, résultant pour l’essentiel de dépréciations d’actifs au premier rang desquelles le potentiel des projets miniers issus d’Uramin (1,456 milliards d’euros). Les autres dépréciations concernent des provisions en vue du démantèlement d’installations nucléaires.
« Le résultat net part du groupe s’élève à – 2 424 millions d’euros en 2011 contre 883 millions d’euros en 2010 » est-il précisé dans le communiqué.
Cité dans le communiqué, Luc Oursel, président du Directoire, fait état d’un « carnet de commandes de 45,6 milliards d’euros à fin 2011, en hausse significative au terme d’une année marquée par l’accident de Fukushima ».
Dans les années à venir, Areva table sur une croissance organique de son « chiffre d’affaires de l’ordre de 3 à 6 % par an sur la période
2012-2013 pour les activités nucléaires et un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros pour les activités renouvelables en 2013 (à comparer à 297 millions d’euros en 2011) ». Le groupe vise « un excédent brut d’exploitation supérieur à 750 millions d’euros en 2012 et supérieur à 1,25 milliard d’euros en 2013 ». En 2015-2016, Areva envisage « une croissance organique du chiffre d’affaires de l’ordre de 5 à 8 % par an pour les activités nucléaires et un chiffre d’affaires supérieur à 1,25 milliard d’euros pour les activités renouvelables ».
A la bourse de Paris, le titre Areva progresse fortement (+4,19% à 19,915 euros), vers 12h15.